La réunion du Conseil d’arrondissement, ce n’est pas ce qui se fait de plus excitant en politique, vous me direz. Et vous aurez raison. Les arrondissements ont pas peu de pouvoir, les dossiers locaux sont souvent votés à l’unanimité, et toute la responsabilité de l’animation de l’évènement incombe à l’opposition. Si vous avez une opposition endormie, aucune chance qu’il ne se passe quoi que ce soit.

Mais qui est l’opposition dans le 6ème? Nos élus de gauche, minoritaires dans un arrondissement minoritaire, c’est à dire élus de la majorité municipale, ou l’une des multiples tendances de l’opposition municipale, c’est à dire de la majorité de l’arrondissement?

Souvent les débats se résument au Maire du 6e et ses adjoints qui blâment tout ce que peut entreprendre le Maire de Lyon, et nos élus (minoritaires, donc, enfin vous voyez) doivent perpétuellement tout justifier et expliquer, ce qui n’est pas de tout repos. Disons-le, à 3 ou 4 contre 15 ou 20, ils se défendent comme des lions!

Ce soir, il y a eu de ça.

Mais il y a eu aussi Luc Lafond. (Luc Lafond, vous vous souvenez?) A chaque fois qu’il prend la parole, c’est un régal de dérapages verbaux sécuritaires tellement énormes que c’en est drôle. Cette fois-ci, à propos du vote d’une subvention pour une compagnie de théâtre qui mène des actions de prévention à la délinquance auprès de collégiens ( un sujet tout à fait propice pour notre cher Luc), sur lequel notre adjoint semblait peu motivé, on a eu droit à cette petite perle « Je ne suis pas fin psychologue pour déterminer si ces actions seront à même d’éduquer les futurs délinquants. Enfin, ils ne seront pas tous délinquants, mais quand même ».

Je kiffe, comme disent les jeunes (et les délinquants, probablement).

Thierry Mouillac, planqué derrière son écran, livetweet frénétiquement sa circonspection à mettre en scène la violence devant nos chères têtes blondes.

Décidément (restons sur un plan strictement politique), la prévention est définitivement un concept étranger à la droite. Mais passons.

On a eu droit à une (énième) prise de bec sur le réaménagement de la rue Garibaldi, j’aurai l’occasion d’en reparler…

Plus exotique, la montée en charge de Laurence Balas ( celle qui s’est faite piquer sa place de maire en 2008 par le traître, pour rappel) auprès du maire à propos de l’excédent du compte administratif et du tableau illisible d’une décision modificative du budget. Madame voulait comprendre, et Monsieur le Maire de lui répondre « mais ce chiffre là, on s’en fiche, il n’a aucune réalité, il a été calculé arbitrairement par l’ordinateur. Je ne suis pas comptable, mais c’est pourtant simple! »

Quelque chose me dit que pour en arriver à hurler autant tous les deux, il n’y avait pas qu’une histoire de tableau excel derrière tout ça.

Note de l’auteur: Oui, je sors les phrases de leur contexte. Mais c’est mon blog. Je fais ce que je veux!

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Dans le 6e

2 commentaires.

  1. Aline says:

    Je rajouterai qu’ »on s’en fiche des chiffres, c’est du pipeau »…

  2. Briavel Gouëdic says:

    euh … il n’y a pas de bureau d’arrondissement préalable où la majorité du 6e se réunit pour présenter les dossiers et éviter ce genre de scènes?

    N’y a-t-il pas non plus de services, de DG et de cabinet pour fournir des argumentaires au maire et aux rapporteurs des délibérations?

    Quid de Mme Nachury qui a perdu son écrêtement avec l’éviction du député de la circo du conseil général par le « traitre » qui s’est imposé au poste de cantonnier?